La logique d’atelier

Djamila Hanafi interroge une évidence : l’atelier.
Elle situe son engagement, non dans l’œuvre-objet, mais dans l’économie de l’œuvre-processus. Elle applique la logique de l’atelier à l’entier de la vie de l’œuvre, de sa conception jusqu’à sa reconnaissance sociale. Elle fait œuvre du temps de travail. Elle a coutume de dire : « Je suis le travail ».

(…) Il devient possible d’exposer quelques principes de sa "logique-atelier", une opération de pauvreté, la pauvreté élevée comme vertu de l’art. Il n’y a plus d’objets, point de produits finis, mais un processus, un mouvement (…)

Djamila HANAFI prend le parti d’une logique plus globale (sans porte), une éco-logique.
Elle transforme le tout en jardin. Il y a dans ce geste une volonté de prêter chair et vie selon la loi du désir, plutôt que celle de l’objectivité. Elle a fait du jardin une fiction qu’elle continue encore aujourd’hui de raconter, de décliner.

L’œuvre représente l’aménagement artistique éphémère de ce territoire très privé ; la POSTURE prime sur l’œuvre (…)


Christine BRETON
Extraits* choisis dans: Djamila Hanafi, la logique d’atelier.

 



  :: © 2008-2017   site créé sur ODEXPO.com   Concepteur de sites pour les artistes  . peinture . sculpture . photographie . dessin . artisanat d'art . galerie d'art